Le temps ordinaire de l’Eglise

 Le temps ordinaire de l’Eglise
du 1er juin au 28 novembre 2015
du 11 janvier au 10 février 2015
du 23 mai au 26 novembre 2015

On appelle « temps ordinaire » l’ensemble des trente-quatre semaines qui se succèdent dans l’intervalle des cycles de Noël et de Pâques, soit de l’Epiphanie(fête des Rois) au début du Carême, et du lundi de Pentecôte au samedi qui précède le premier dimanche de l’Avent
Ce temps liturgique très long est une sorte de retour au quotidien. Non pas un quotidien rendu à sa banalité, mais un quotidien redécouvert et renouvelé.
Durant cette période l’Eglise continue à célébrer, dimanche après dimanche, le mystère de la mort et de la résurrection du Christ.

Pourquoi l’appellation “Temps ordinaire” ?
Une telle appellation, bien que pouvant surprendre, a une signification chrétienne très riche.  Le mot “ordinaire” ne veut pas dire “sans importance”.  La plupart et la plus grande partie de nos journées, de nos mois,de nos années sont ordinaires.
Le mot “ordinaire” désigne ce qui fait le tissu habituel de notre vie, avec sa monotonie, ses contraintes, sa grisaille, ses luttes, ses souffrances, et aussi, heureusement, ses petites ou grandes joies, ses éclaircies, ses réussites.
Il indique la trame habituelle de l’histoire humaine, de cette histoire dont il n’est pas question dans les livres d’histoire.

Du côté de la liturgie
Pendant le Temps Ordinaire, la liturgie met aussi en valeur la vie ordinaire si peu valorisée par ailleurs. L’année liturgique qui comprend des temps forts (Noël, Carême, Pâques…) nous rappelle et nous rend présents les grands Mystères, c’est-à-dire les grandes interventions de Dieu par Jésus Christ dans l’Esprit Saint pour le salut et la vie du monde.
Par là le temps liturgique nous révèle la valeur de la vie ordinaire aux yeux de Dieu. L’humilité de Dieu se manifeste non seulement dans le fait que son Fils a pris les chemins de pauvreté pour sauver le monde, mais aussi en ce qu’il a aimé les hommes dans leur vie ordinaire, pour aimer Dieu, pour devenir des saints, pour être témoins du salut, il n’est pas nécessaire de faire des choses extraordinaires. Il faut vivre dans l’Esprit Saint tous les aspects de la vie ordinaire.

La couleur liturgique du Temps ordinaire est le vert,
évoquant la croissance de l’Église, grâce à la sève venue de Dieu.